COMPTE RENDU DE LA REUNION DDSC SUR LA RENOVATION DU CONCOURS DE MAJOR le 10 mai 2006

Début de la réuni­on à 10h30 :

 

Avant de traiter du contenu du concours, toutes les organisations syndicales, la CGT en tète, ont dénoncé l’absence de mesures d’urgences dans les  propositions du Ministre. La CGT a rappelé que c’était un préalable unanimement retenu.

En effet, l’ouverture de 500 à 600 postes de major pour cette année est déterminante pour commencer à combler le déficit (3000).

 

Pour l’année 2006, il ne sera ouvert que 250 places, et encore uniquement sur concours, ce qui compensera à peine les 200 départs en retraite prévus.

 

L’ensemble des syndicats a  réclamé le recensement détaillé des besoins pour chaque SDIS.

 

CADIOT avoue qu’il est incapable de le fournir, et que le chiffre de 250 lauréats prévus au concours 2006 émane simplement de la demande des SDIS (combien de SDIS ont retenu les emplois de chef de garde tenus par des adjudants ou des sergents ?).

 

Il nous confirme qu’en aucun cas la DDSC n’obligera les présidents de conseils d’administration à ouvrir des postes de majors, elle se contentera de leur envoyer une circulaire pour leurs rappeler les emplois que doivent occuper les majors (quand on voit ce que font les SDIS de certains arrêtés ou décrets, on peut imaginer leur attitude devant une simple circulaire !!).

 

Il a été demandé également, pendant 2 ans d’abaisser à 7 ans l’ancienneté nécessaire aux adjudants issus du concours de sous officier pour accéder à l’examen professionnel de major. CADIOT indique qu’il proposera 8, pourquoi pas 7 ??, c’est comme çà, j’ai décidé que ce serait 8 !!

 

Les syndicats CGT, FO, FA, CFDT préviennent Monsieur CADIOT qu’ils vont envoyer un courrier au ministre dénonçant cet état de fait.

 

 

Élaboration du contenu du concours de major.

 

Proposition de la DDSC :

 

–1ère  épreuve : un résumé de texte.

– 2ème épreuve : développer un cas concret opérationnel + des questions techniques ou un compte rendu.

– 1 oral : Une lettre de motivation + présentation + questions.

 

 

Fait remarquable, toutes les organisations syndicales et la fédération nationale des sapeurs pompiers ont revendiqué un contenu du concours se rapprochant avec la réalité du terrain.

 

La DDSC dépassée par cette concordance a du lâcher sur presque tous les points.

L’arrêté, quasiment relooké par les partenaires sociaux, devrait nous être présenté pour finalisation très rapidement.

 

 

En voici le principal contenu :

 

 1ère épreuve : rédaction d’un compte rendu ou d’une note de service (au choix du candidat) sur un sujet opérationnel. Coefficient  3, durée 2 heures.

 2ème  épreuve : développer un cas concret opérationnel + questions techniques (niveau chef d’agrès). Coefficient 4,  durée 3 heures.

 1 entretient oral mettant en avant le parcours professionnel du candidat, exposant ses objectifs et ses motivations. Coefficient 3,  durée 15 minutes.

 

Élaboration du contenu du concours de lieutenant pour les majors.

 

L’intervention de la CGT  a été déterminante.

En effet comme l’a souligné la CGT, ce serait bien la première fois que dans la fonction publique on organiserait un concours pour passer de catégorie B en catégorie ……B.

Les autres filières utilisent le « concours pro » pour un passage de grade d’une catégorie à l’autre mais jamais dans la même catégorie.

La nomination des majors au grade de lieutenant est à considérer comme une ancienneté dans le grade et non pas comme un changement de fonction ou de responsabilité. L’aberration est de constater que certains majors ont des postes de chefs de service et des responsabilités opérationnelles que des lieutenants n’ont pas. De surcroit, ils souvent formateurs des jeunes lieutenants.

Il n’y aurait même pas lieu de suivre une FAE puisque toutes les unités de valeurs de la FAE major sont les mêmes que pour les lieutenants (sauf celles qui servent à passer capitaine ex : GOC4 chef de colonne) D’autre part les acquis professionnels des majors sont supérieurs à ceux des lieutenants et si l’on se réfère à la gendarmerie, tous les majors qui occupaient un poste ont été nommés lieutenants sans autre forme de procès, sur la simple validation des acquis professionnels.

Toutes les organisations syndicales, y compris la FNSPF, étant de cet avis, la CGT a demandé la modification du décret : remplacer le 3° de l’article 79 de loi 84-53 par le 1° de la loi (appréciation de la valeur professionnelle des agents) au pire par le 2° (examen professionnel au lieu de concours professionnel).

 

Commentaire CGT : la réuni­on s’est déroulée en trois temps, seul le point sur la rénovation du concours nous a donné satisfaction. Nous jugerons, au regard des résultats du prochain concours, des intentions et de la volonté de la DDSC.

 

 

13h15 fin de réuni­on.

 

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