Courrier au Ministre suite au refus de la DSC d’etre présente au congrès de la CGT des SDIS le 2 novembre 2009
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Montreuil, le 02 novembre 2009,
Collectif Fédéral
CGT des agents des SDIS,
A Monsieur le Ministre de l’Intérieur
de l’Outre-mer et des Collectivités Territoriales
Objet : refus de participation de la direction de la sécurité civile à notre congrès des 20, 21 et 22 octobre 2009
Monsieur le Ministre,
A l’occasion du congrès des syndicats CGT DES AGENTS des SDIS, les 20 et 21 octobre derniers, la Fédération CGT des Services Publics, via son collectif des agents des SDIS avait invité des représentants de la direction de la Sécurité Civile à intervenir sur deux demi-journées. A cet effet, les premiers contacts ont été réalisés par téléphone dés le 15 septembre par Monsieur Bruno LEBEL auprès de Monsieur le colonel Eric FLORES conseiller social placé auprès du directeur de la sécurité civile.
Des divers entretiens réalisés par ces interlocuteurs sur une période d’une quinzaine de jours environ, ressortaient l’assurance d’une part, d’avoir la présence pour notre premier débat, d’un responsable de la gestion de crise majeure de la DSC pour l’après-midi du 20 octobre et celle de Monsieur le Préfet PERRET pour le débat du second jour dans la matinée du 21 octobre.
Or, le samedi 17 octobre dans l’après-midi, Monsieur FLORES contactait Monsieur LEBEL et l’informait que les représentants de la DSC ne seraient pas présents lors des travaux de notre congrès, au prétexte que le ministre n’avait pas encore rencontré la CGT et que dés lors, le préfet ne disposait d’aucune feuille de route concernant notre organisation.
Outre la méthode visant à nous avertir à 3 jours seulement de l’ouverture de notre congrès, le prétexte évoqué pour refuser l’invitation a révélé l’inconfort dans lequel se trouvait Monsieur FLORES pour nous annoncer la décision du préfet.
En effet, le colonel FLORES ou un responsable de gestion de crise à la DSC était invité à intervenir dans le premier débat « La sécurité civile peut elle faire face à une catastrophe de grande ampleur » et le préfet PERRET devait intervenir dans le second débat« Le rapport de la MEC et la logique de la RGPP, La gouvernance et le financement des SDIS, La problématique des effectifs et l’augmentation des interventions ».
Pour quelles raisons ces discussions ouvertes à d’autres acteurs institutionnels devaient elles justifier une feuille de route imposée aux responsables de la DSC pour participer à ces débats ?
Il est difficile de ne pas faire état que les congrès d’autres organisations syndicales ou d’association sont régulièrement agrémentés de la présence de responsables de la DSC, voire de représentants du gouvernement.
Alors quelles formulations doit on employer pour évoquer ce refus de participation à ces débats ?
Le vocabulaire français nous offre une large palette de termes appropriés :
– la DSC aurait-elle déclinée l’invitation ?
– l’aurait elle refusée ?
– rejetée ?
– repoussée ?
– écartée ?
– ajournée ?
– esquivée ?
Ou bien la DSC aurait-elle reçu ordre de ne pas participer à nos débats ?
Nous vous avouons que nos militants n’ont pas disserté en apprenant sur place la nouvelle. Pour eux il ne s’agit en rien d’une reculade de la DSC mais d’un message reçu FORT ET CLAIR sur les relations que nous accorde le ministère de l’intérieur via ses subordonnés.
Nous terminons notre courrier par une citation de Gustave Le Bon qui résume assez correctement cette regrettable situation : « Les volontés faibles se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes. »
Nous en prenons donc bonne note.
Veuillez recevoir Monsieur le Ministre nos sincères salutations.
Pour le collectif national,
Bruno LEBEL

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