Communiqué CGT Santé/SDIS et AMUF sur le rapport de l’inspection générale des affaires sociales le 03 octobre 2014

 

 

 

cgt sante amuf 2014

 

sapUne seule solution pour l’amélioration

des services de secours en France :

une meilleure collaboration entre les pompiers et les SAMU

 

 

Le rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales daté de juin 2014 et mis en ligne le 3 septembre dernier après avoir fuité auprès de certaines agences de presse, suscite pour les sapeurs-pompiers et les personnels hospitaliers un certain nombre de craintes.

Nous revendiquons la mutualisation départementale des centres 15 et 18, ainsi que cela existe déjà dans certains départements. Nous ne pouvons pas accepter la fusion et la régionalisation des centres 15 auxquelles poussent les Agences Régionales de Santé (A.R.S.) comme c’est actuellement le cas au niveau des départements 04 et 05. Une bonne utilisation des fonds publics implique une meilleure coordination des services publics que sont les SDIS et les SAMU-Centre 15.

Nous revendiquons que les organisations syndicales soient respectées, écoutées et reprennent leur place dans les décisions et consultations.

Les motifs de départs réflexes doivent être nationalement cohérents ; l’exemple de la réactivité et la qualité des secours sapeurs-pompiers en VSAV à trois agents pour les douleurs thoraciques ou encore les AVC doit être mis en avant ! Les causes ne sont pas étudiées en profondeur sur les surcharges des urgences hospitalières ainsi que sur la hausse des interventions des sapeurs-pompiers.

Oui ! La médecine de ville ne joue plus le même rôle qu’hier. Oui ! La fermeture de lits ou de services a un impact sur la durée des transports assurés par les sapeurs-pompiers. Sans modification en profondeur de l’organisation de la médecine de ville, le nombre de passages aux urgences continuera d’augmenter.

En dehors de leurs missions propres (incendie, secours routier, voie publique, prompt secours,…), les pompiers sont souvent sollicités quand plus personne ne peut ou ne veut intervenir. Certaines interventions pallient la raréfaction des services publics : manque d’effectifs de la police (découverte de corps, ivresse voie publique, etc.), éloignement de l’équipe de garde de la gendarmerie, absence d’ambulances hospitalières et indisponibilité des ambulanciers privés, et/ou les missions jugées non rentables (relevage de personne, hospitalisation contre la volonté de la victime…).

La privatisation de certaines missions est une accélération de l’installation d’un secours à 2 vitesses, et l’installation durable de secours différenciés en fonction du lieu de résidence.

Quant aux pistes de diminution d’effectifs pour les VSAV (2 sapeurs-pompiers au lieu de 4 ou 3), c’est une dégradation de la qualité du service public ainsi que des conditions de travail.

Ce rapport propose finalement de dédouaner le gouvernement et les élus locaux d’un affaiblissement futur du service public d’incendie et de secours et donc de la qualité des secours en urgence, sans proposer autre chose qu’une fuite en avant, et sans réellement s’attaquer aux causes.

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