Les raisons de la colère

Seule conclusion possible : Les moyens sont dimensionnés pour les risques d’hier !!!

CHANGEONS LA DONNE !

Réussissons une manifestation historique le 29 septembre à Paris

Pour réussir les recrutements de SPP et de PATS nécessaires,

il faut assurer une attractivité des salaires, des filières et du volume horaire

 

Depuis 25 ans, la sécurité civile française absorbe une activité en explosion : + 35 % d’interventions depuis 2000, et jusqu’à + 114 % de secours à personne. Face à cette pression croissante, les moyens humains, matériels et budgétaires censés y répondre stagnent ou reculent. C’est cet écart, documenté chiffre après chiffre par les statistiques officielles de la DGSCGC, qui nourrit la colère du 29 septembre.
La première fracture est humaine. Le volontariat s’effondre : – 25 % de SPV pour 100 000 habitants en 52 ans, quand les recrutements de SPP ne progressent que très légèrement (+ 23 % depuis 2009, mais quasi stables depuis). Conséquence directe pour la population : le temps moyen d’arrivée des secours augmente régulièrement, + 20 % en 12 ans.
Cette fracture humaine se double d’un abandon du maillage territorial (- 31 % de centres de secours en 20 ans) et d’un sous-équipement croissant : le parc de camions feux de forêt a perdu 1 000 unités depuis 2005 alors que les feux se multiplient avec le dérèglement climatique, tandis que la flotte de VSAV ne progresse que de + 11 % quand les interventions de secours à personne explosent de + 114 %.
Derrière ces reculs, une cause budgétaire claire : le budget des SDIS, en apparence en hausse de + 32 % depuis 2005, recule en réalité de – 3 % une fois l’inflation déduite, et absorbe en plus la hausse continue des cotisations retraite CNRACL (27,3 % → 34,65 %). Cette sous-dotation chronique place la France sous la moyenne européenne de pompiers professionnels rapportés à l’emploi total (0,16 % contre 0,18 % dans l’UE), loin derrière la Grèce, la Croatie ou le Portugal.
L’addition de ces constats — activité en hausse, effectifs en baisse, maillage réduit, matériel vieillissant et budget rogné par l’inflation — dessine une sécurité civile dimensionnée pour les risques d’hier, pas ceux d’aujourd’hui. C’est cette accumulation, chiffre par chiffre, qui pousse aujourd’hui sapeurs-pompiers professionnels et volontaires à converger vers une mobilisation historique le 29 septembre à Paris, pour exiger des moyens humains, matériels et budgétaires enfin à la hauteur des missions qui leur sont confiées.

Synthèse Collectif CGT des SDIS à partir des données présentées en pages 1 et 2 de ce document.

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