C’est dans le journal officiel du 28 décembre qu’est paru le décret (2025-1349) attendu depuis l’avis du conseil d’orientation des conditions de travail du 19 septembre 20251. L’engagement est tenu !! Ce décret aura attendu moins que d’autres… Pour le tableau n°16 bis2 la « LISTE LIMITATIVE DES TRAVAUX susceptibles de provoquer ces maladies » se voit complétée « 5. Activités liées à la lutte contre les incendies en milieux urbain, rural et en espaces naturels, comprenant les formations exposantes, les actions de lutte, le déblai et le nettoyage du matériel utilisé pour ces activités. » ; Le tableau n°303 la « LISTE INDICATIVE DES PRINCIPAUX TRAVAUX susceptibles de provoquer ces maladies » est ajouté « Activités liées à la lutte contre les incendies en milieux urbain et rural, comprenant les formations exposantes, les actions de lutte, le déblai et le nettoyage du matériel utilisé pour ces activités. Activités de sauvetage et déblaiement lors des effondrements de constructions. ». Pour les critères de prise en charge il faut se référer aux tableaux, une seule pathologie étant prise en compte pour le tableau 16bis mais plusieurs pour le tableau 30, le délai de prise en charge et la durée d’exposition y sont stipulés. La CGT se félicite de cette avancée à laquelle elle a largement contribué !!! Nous sommes sur la route d’une meilleure protection des agents, mais le chemin est encore long. Des efforts notables restent à réaliser pour la réduction des risques (doctrine, matériel, aménagement des locaux avec la marche en avant et les véhicules de soutien, temps de travail, etc…) et la reconnaissance d’autres maladies professionnelles. 1 : https://www.cgtdessdis.com/les-tableaux-des-maladies-professionnelles-modifies/ 2 : Tumeur primitive de l’épithélium urinaire (vessie, voies excrétrices supérieures) 3 : Affections professionnelles consécutives à l’inhalation de poussières d’amiante Téléchargez le communiqué :...
Lire la suiteLe 19 septembre 2025 se tenait en réunion exceptionnelle la commission spécialisée n°4 relative aux pathologies professionnelles du conseil d’orientation de travail. La réunion était dédiée à l’étude d’une proposition de décret modifiant les tableaux : N°16 bis relatif aux affections cancéreuses provoquées par les goudrons de houille, les huiles de houille, les brais de houille et les suies de combustion du charbon (atteintes de la vessie et les voies excrétrices supérieures). N°30 relatif aux affections professionnelles consécutives à l’inhalation des poussières d’amiante (mésothéliome). L’inscription dans ces tableaux vaut pour les agents qui correspondent aux critères, présomption d’origine professionnelle pour les pathologies. Les échanges lors de cette réunion, en présence d’experts (pompiers) et représentants de la DGSCGC, a permis le consensus pour modifier les tableaux évoqués. Reste le passage devant une autre commission, fera l’objet de la publication d’un décret (fin 2025). Notre participation a conforté 2 convictions : Les modifications bien que légitimes arrivent parce que la mobilisation des agents a fait accélérer l’histoire; Les prochaines modifications, tout aussi légitimes (cancer de la prostate, cancer des testicules, lymphome non hodgkinien, …) ne se feront pas simplement. Puisque la science n’établit pas le lien avéré, mais seulement probable, il faudra mettre une pression suffisante pour lever les obstacles à ces modifications. L’inscription des maladies liées aux activités spécifiques des agents des services d’incendie et de secours, ne résoudra pas tous les problèmes : les aménagements des centres de secours, la prise en charge des tenues et matériels souillés, etc…, ne progressent pas avec l’évolution des tableaux. La route est encore longue, restons mobilisés !! Télécharger le communiqué :...
Lire la suiteVous êtes toutes et tous invité.e.s à rejoindre les actions du 18 septembre 2025. La sauvegarde des 2 jours de congés, ne change pas le projet scélérat de budget 2026 !!!Les coupes budgétaires dans les collectivités, menacent nos conditions de travail !!Le gel du point d’indice, la retenue salariale en cas d’arrêt maladie, le non-rétablissement de la GIPA, les attaques contre le système de santé sont inacceptables.Nous dénonçons également les suppressions de postes et les privatisations.Le gouvernement fait porter l’effort sur les travailleurs et les services publics, alors que des milliards d’euros d’aides publiques sont versés sans contrepartie aux grandes entreprises.Depuis 1988, il existe un immense décalage entre l’augmentation du taux d’inflation (+ 68%) et l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires (+ 37,91%). La CGT l’affirme, les ressources existent. Il est temps de mettre fin à cette politique d’austérité et de réorienter les ressources financières vers les services publics et les besoins de la population.Mobilisons-nous pour défendre nos droits, notre pouvoir d’achat et un service public de qualité ! Pour faire entendre notre voix, rendez-vous le 18 septembre partout en France !! Télécharger le communiqué :...
Lire la suite1. Précisions sur le secours en milieu souterrain
2. Lancement des travaux du guide de doctrine NRBC et de l’évolution des équipes RAD et RCH 2026
3. Point de situation sur l’étude CEREN/CERISC sur la prise en compte de l’exposition au CO dans les missions FDF
4. Point de situation sur l’évolution des tableaux de maladies professionnelles
5. Questions diverses
Une représentante de l’AFNOR1 a présenté lors de cette journée une étude scientifique : L’influence du port de la barbe sur le facteur de protection d’un équipement de protection respiratoire.
En substance, depuis l’étude2 menée dans l’Oise en 2016, la barbe était identifiée comme le principal facteur de risque par certains employeurs, alors que ces mêmes employeurs ne remplissaient pas leurs obligations de mettre à disposition des masques adaptés aux différentes morphologies.
Pas mal de sujets qui vont mettre de mauvais poil !!!
C’est le travail qui doit s’adapter à l’homme et non l’inverse et des solutions existent !!
Interdire la barbe sans faire l’effort de la mise de la prise en charge des effets sur site, la décontamination des agents au plus tôt, la marche en avant par l’aménagement des centres de secours, c’est annoncer la prise en compte de la sécurité des agents à peu de frais !!! Culotté diront certains.
Avec une application à géométrie variable en fonction du statut du personnel, restera LA QUESTION, la santé des sapeurs-pompiers volontaires serait-elle moins menacée par la présence de vilains poils que leurs collègues professionnels ?
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